Harcèlement sexuel

En réponse à notre tract sur le sujet, vous trouverez nos réponses

Exemples « pédagogiques » non exhaustifs :

Touchez les fesses d’un homme ou d’une femme, sans son consentement est une agression sexuelle .
Le Code pénal définit l’agression sexuelle comme « toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise ».

Lors d’une soirée entre collègues, vous classez vos collègues en fonction du « décolleté le plus joli » c’est lourd.
Dans la mesure où ces propos ne sont pas répétés, il ne s’agit pas de harcèlement sexuel.

Pour faire comprendre à une collègue qu’elle vous plaît, vous lui dites une fois que « sa tenue est très élégante ». C’est de la drague.
Rien ne vous interdit de faire un compliment à un ou une collègue qui vous plaît. Mais si vos avances sont repoussées, ce n’est pas la peine d’insister. « Un critère, un seul, caractérise la drague : le consentement La drague est un jeu de séduction, qui n’en est plus un dès lors qu’une des deux personnes ne souhaite pas, ou plus, jouer. »

Ecrire des blagues salaces dans des e-mails adressés à tous vos collègues. C’est du harcèlement sexuel.
Les blagues à caractère sexuel, si elles sont répétées, constituent du harcèlement sexuel.

Vous continuez à envoyer des SMS salaces à une collègue qui vous demande d’arrêter ou ne répond pas. C’est du harcèlement sexuel.
Un salarié qui « impose à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle » commet un délit, selon le Code pénal. « Si vous tenez des propos à caractère sexuel de manière répétée à une collègue et qu’elle vous demande d’arrêter ou ne dit rien, cela constitue du harcèlement sexuel. Le droit est contraire à l’adage : ce n’est pas parce que l’on ne dit mot que l’on consent. »

Vous proposez une promotion à un ou une subordonnée en échange de faveurs sexuelles. C’est du harcèlement sexuel.
« Lorsqu’un supérieur hiérarchique tente d’obtenir des faveurs sexuelles d’une employée, en échange d’une promotion ou d’un avantage professionnel, il exerce une pression grave sur sa subordonnée, même si cette situation ne se produit qu’une fois, il s’agit de harcèlement sexuel. »

Vous envoyez régulièrement des images pornographiques à l’un de vos collaborateurs dans une discussion privée, sans son consentement. C’est du harcèlement sexuel.
L’envoi répété d’images pornographiques à un collaborateur non consentant constitue du harcèlement sexuel. « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».

Un ou une de vos collègues vous attire. Vous lui faites un clin d’œil. C’est de la drague.
Vous pouvez tenter un clin d’œil pour vous rapprocher d’un collègue qui vous plaît. Le travail fait d’ailleurs partie des lieux les plus courants où l’on rencontre son conjoint, selon l’Institut national des études démographiques. Mais si votre collègue refuse ou ne répond pas à vos avances, n’insistez pas.

Votre subordonnée a un bouton de son chemisier ouvert. Vous lui proposez de « l’aider à se rhabiller ». C’est lourd.
Cette remarque ne constitue pas du harcèlement sexuel, si « elle n’est prononcée qu’une fois », « Mais ces propos restent déplacés dans le cadre d’une relation de travail. »

Affichez dans votre open space une photo de pénis. C’est du harcèlement sexuel.
L’affichage d’images pornographiques dans l’espace de travail constitue du « harcèlement sexuel d’ambiance »,

Avec des collègues, vous faites régulièrement des remarques à un ou une autre membre de votre équipe sur ses « belles fesses ». C’est du harcèlement sexuel.
Le Code pénal définit le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».

Vous prenez le métro et quelqu’un commence à se « frotter » contre vous. C’est une agression sexuelle.
Les « frotteurs » profitent de la promiscuité dans les transports en commun pour commettre des attouchements sur des passagers. « Tout contact physique intentionnel et non consenti est une agression sexuelle.

Un ou une collègue vous propose respectueusement et sans insister de prendre un verre après le travail, pour faire plus ample connaissance. C’est de la drague.
Le milieu professionnel arrive en tête des lieux où les Français rencontrent leur partenaire, devant les soirées entre amis et les lieux publics. Rien ne vous empêche donc de draguer un ou une collègue, tant que vos avances sont respectueuses et que vous n’insistez pas. Mais «Si vous proposez tous les jours un verre à un ou une collègue qui ne répond pas ou vous dit non, c’est du harcèlement sexuel ».

Vous faites une fois une blague salace à une collègue. C’est lourd.
Une seule blague salace ne relève pas du harcèlement sexuel. C’est la répétition qui crée le délit. Il suffit de deux fois pour caractériser le harcèlement sexuel, peu importe le laps de temps qui s’écoule entre deux remarques. »

Vous dites régulièrement à une collègue que ses vêtements « mettent en valeur ses fesses » ou « ses seins ». C’est du harcèlement sexuel. Des commentaires répétés sur la tenue d’une collègue, s’ils ont une connotation sexuelle, constituent du harcèlement sexuel.

Vous embrassez quelqu’un contre son gré. C’est une agression sexuelle.
« Tout contact physique intentionnel et non consenti est une agression sexuelle. Forcer quelqu’un à vous embrasser est donc un délit. » La situation est différente « si vous tentez d’embrasser une femme parce que vous pensiez, en toute bonne foi, que l’attirance était réciproque.

extrait de francetvinfo.fr du 19/10/2017